TÉMOIGNAGE : "J'ai intégré l'ESCP avec un plan en 5 étapes". Par Antoine Donnarumma - ESCP

Etape n°1 : Mon collège et mon lycée

"Mon parcours pourrait inspirer beaucoup d’étudiants qui pensent que les notes sont le seul critère à prendre en compte pour tenter les concours d’une école de commerce du TOP 3 français. Je suis un étudiant binational, d’une mère française et d’un père italien dont les parents ont immigré dans les années 1950 à cause du manque de travail dans le sud de l’Italie. J’ai étudié au collège et au Lycée Saint-Michel à Annecy où j’ai toujours obtenu des notes correctes, mais sans être un élève modèle (ni en section européenne ni dans le TOP 3 de ma classe, notes moyennes au bac français puis au bac).

Mon niveau d’anglais étant très bas, je décide de partir 6 semaines en Angleterre à Oxford pendant mes vacances d’été pour sauver ma note d’anglais au bac. Concernant mon orientation post-bac, n’ayant pas d’idée tranchée, je tente ma chance en postulant aux classes préparatoires de Sainte-Marie à Lyon, mais je suis refusé, car mes notes ne sont pas suffisantes.

Etape n°2 : Mes études supérieures

En tout cas, mes 6 semaines à Oxford avec une trentaine d’étudiants internationaux, tous de nationalités différentes, m’apportent énormément en me faisant partir de chez moi pour la première fois à la rencontre d'étudiants venus du monde entier. Fort de cette expérience, je me tourne vers la Suisse où le contexte multiculturel marqué par les 3 langues nationales et les universités ouvertes sur l’international m’assurent de trouver ce qui me plaît. Je décide de m’orienter vers l’Université de Lausanne (l’Unil) et plus particulièrement l’école des HEC Lausanne (Hautes Études Commerciales) qui, en plus de bénéficier d’une bonne réputation académique, est peu coûteuse, car financée par l’État suisse. 

Règle d’or n°2 : préparer, ne rien laisser au hasard.  

Entouré par des étudiants de dizaines de nationalités sur le campus et des professeurs formés dans les meilleures écoles et universités mondiales (Harvard, Cambridge, École Polytechnique, etc.), je suis plongé dans un monde universitaire où l’ouverture à de nouvelles expériences est le quotidien.

J’essaye de vivre autant d’expériences que possible en matière associative (j’ai fait partie d’une association internationale de développement durable), de voyage linguistique (2 fois 1 mois à Manchester et à Londres pour continuer à améliorer mon anglais et rencontrer toujours plus d’étudiants internationaux), de voyage humanitaire (2 mois au Vietnam enseigner l’anglais à des écoliers) et bien sûr de relations humaines avec la rencontre de mes meilleurs amis qui sont désormais dispersés dans des universités européennes.

Etape n°3 : L'échange universitaire à Sciences Po Paris

J’ai ensuite la possibilité de choisir un échange international et je décide de me rapprocher de Paris en intégrant Sciences Po Paris pendant que je prépare les concours pour le TOP 3, par la voie des admissions parallèles. Ces écoles m’intéressent beaucoup pour leur exposition internationale ainsi que leur double diplôme avec de prestigieuses universités et je vise principalement l’ESCP (l’école la plus internationale de ses sœurs parisiennes à mes yeux).

Etape n°4 : Le concours Join a school in France

Je passe le concours Join a School in France (HEC Paris, ESCP, EM Lyon, Skema, Audencia), dans le cadre duquel je peux mettre en avant toutes mes expériences internationales et l’excellence académique de HEC Lausanne. La préparation « en 2 ans » que j’effectue avec la prépa Admissions Parallèles augmente considérablement mes chances d’être admissible dans toutes les écoles du concours, grâce à leur préparation complète aux TAGE MAGE et TOEIC (393/600 et 950/990). De plus, les professeurs d’Admissions Parallèles qui enseignent le TAGE MAGE le passent régulièrement et ils sont donc experts dans leur domaine. Cela est déterminant dans le choix de mon institut de préparation : le duo Joachim Pinto, qui a obtenu un score record au TAGE MAGE de 507/600, et Arnaud Sevigné, qui a intégré HEC Paris via les concours en admissions parallèles, est aussi exceptionnel qu’emblématique de l’ambiance des écoles de commerce.

Etape n°5 : Mon point faible : les expériences professionnelles

J’essaye de pallier mon manque d’expériences professionnelles (1 mois seulement dans un cabinet d’expertise comptable) en trouvant rapidement un job étudiant dans un fast food pendant 2 mois. Je suis en effet admissible dans toutes les écoles du concours de Join a School in France et HEC est la seule à me refuser l’admission en raison de mon manque d’expériences professionnelles pertinentes avec mon projet professionnel.

Etape n°6 : Mon admission à l'ESCP

Finalement j’intègre l’ESCP dans laquelle je pourrais continuer à développer mon ambition internationale. Ici, les cours ne sont pas la priorité de la plupart des étudiants qui privilégient la construction d’un parcours académique / professionnel « à la carte » et on est encouragé à participer à des forums d'entreprises, des conférences avec des intervenants qui me paraissaient totalement inaccessibles (des dirigeants internationaux comme le Prince Albert de Monaco il y a quelques jours, des PDG du CAC 40, etc.). L’ESCP a des ressources qui semblent inépuisables et la proximité avec le monde de l’entreprise est très précieuse. De plus, Paris est une ville extraordinaire dans laquelle il est impossible de s’ennuyer et qui donne une saveur particulière au nom de l’école.

En définitive, j’espère que mon témoignage motivera des étudiants qui n’ont pas forcément les meilleures notes de leur promotion à tenter les concours d’admissions parallèles des écoles de leurs rêves. Je sais que les classes préparatoires sont encore aujourd’hui considérées comme la voie royale pour intégrer les grandes écoles de commerce et d’ingénieure françaises, mais les concours AST (Admis Sur Titre = admissions parallèles) sont une source indispensable d’étudiants. La tendance des écoles de commerce est à l’augmentation voire au doublement de leur nombre d’étudiants AST sur les 5 à 10 prochaines années. Finalement, si j’avais persisté et que j’avais fait une classe préparatoire, je suis certain que je n’aurais pas été admissible à HEC et non admis à l’ESCP, car je n’aurais pas été épanoui. C’est là l’essentiel.

Avec beaucoup de motivation et de travail, on peut aller dans les meilleures écoles françaises et mondiales, et pourquoi pas l’ESCP ?

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